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La chronique de Laurent Lacherez est publiée régulièrement sur le site MaChronique.com. Dans quel état d'esprit vous levez-vous le matin?Il y a des gens qui se réveillent frais et dispos, le sourire aux lèvres, désireux de mordre dans la vie à pleine dents, sans se soucier de ce qui peut arriver ou non dans leur journée. Par naïveté dirons certains, d’autres, au contraire, y verront là une confiance en soi leur conférant l’audace de vivre. Convaincu que quoiqu’il advienne, c’est pour le mieux, que cela correspond exactement à ce dont ils ont besoin ; ces individus jouissent sans l’ombre d’un doute d’un état de bien être à faire pâlir plus d’un anxieux. Souvent, la personne angoissée tend à débuter sa journée avec une multitude de tâches à accomplir, telle une machine industrielle dont on attend un rendement précis. Elle puise alors sa motivation (et son stress !) dans l’obligation de satisfaire à toutes ses obligations et fonce la tête baissée afin de se garantir le maximum de succès dans la finalisation de sa « liste de choses à faire ». Où est le plaisir là dedans ? Tout autour de soi, partout en fait, sauf dans la direction où le bulldozer fonce ! Car une fois la premier objectif réalisé, il en vient un autre, et puis encore un autre et ainsi de suite. Pourtant, la vie est à côté. Le rayon de soleil qui perce au travers des nuages, le sourire d’une caissière à l’épicerie, une personne qui vous ouvre la porte, un chevreuil traversant la route, etc. … Autant d’occasions de percevoir au travers de son quotidien les merveilles environnantes, de se laisser surprendre par toutes ces petites mais riches possibilités de percevoir autrement la banalité du quotidien. A vous de ralentir quelque peu pour parvenir à rediriger votre regard. Laissez de côté un instant - une fois que vous avez honorer vos responsabilités parentales et autres - votre besoin de tout contrôler, et donnez-vous pour consigne de chercher le plaisir dans votre journée dans chaque occasion que la vie vous offre. C’est un peu comme de suivre le courant, de marcher en sentant le contact de ses pieds sur le sol, de remarquer la caresse du vent sur votre peau, le chant des oiseaux, de se sentir vivant et vibrant dans ce que vous faites, en relation avec ce qui vous entoure, et non de demeurer prisonnier de votre mental. Respirez, sentez l’air entrer dans vos narines et en ressortir. D’ailleurs, avez-vous remarqué si votre expiration est ressortie par votre narine gauche, droite, ou les deux ? Usez de tous vos sens pour mieux entrer en contact avec votre réalité du moment, et les gens qui vous entourent. Soyez présent à ce qui se passe là, au travers de vos sensations, et délaissez vos pensées. A quoi pensez-vous lorsque vous parlez avec une autre personne ? Au souper que vous devez préparer ce soir, à votre liste d’épicerie en sortant du travail ? Attention, vous diminuez la qualité du moment vécu. Éteignez donc plutôt votre radio mentale pour mieux apprécier ce qui est en train de se vivre. Soyez attentif à ce qui se produit un peu plus à l’extérieur de vous et appréciez, sans vous souciez de savoir si vous maîtrisez tout ni le résultat que vous allez en obtenir. Délaissez le en faites, pour une fois (première fois ?), vous évaluerez ensuite si c’est satisfaisant et ce qui nécessite éventuellement d’être amélioré. Ainsi, ce qui deviendra vraiment important sera plutôt d’avoir progressé vers la réalisation de votre objectif en y prenant du plaisir, plutôt que de vouloir absolument l’atteindre… quel qu’en soit le prix à payer! Alors, dans quel état d’esprit désirez-vous être demain matin? |
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