filleraccueilnouveautesapprochevisionpnloutilsservicesprogrammescoaching amoureuxcoaching webcamphytotherapieateliers conferencesressourceschroniquesebookspartenairesmediastemoignagescontacts

Ressources > Chronique

La chronique de Laurent Lacherez est publiée régulièrement sur le site MaChronique.com.

La cyberdépendance

Les mauvaises habitudes étant parfois sournoises, un certain temps est souvent nécessaire à la personne dépendante virtuellement, pour réaliser qu’elle a un besoin croissant de s’échapper de sa réalité en la substituant à un univers virtuel. Mais c’est quoi un cyberdépendant ?

Vous vous en doutez sûrement, le cyberdépendant est une personne possédée par un besoin viscéral de se connecter à Internet, pour différentes raisons. L’espace qu’occupe l’univers virtuel dans sa vie prend des proportions parfois considérables, pouvant aller jusqu’à affecter les relations amicales, familiales et conjugales, l’hygiène physique et alimentaire, le sommeil et les autres activités propres au quotidien.

L’abus d’utilisation d’Internet engendre certaines douleurs physiques en lien avec une posture prolongée non naturelle pour le corps. Celles ci se traduisent par des maux de dos, une fatigue aux yeux, une irritabilité aux contraintes du quotidien, une douleur au niveau des canaux carpiens, des maux de tête. Ainsi, l’attente suscitée par de nouvelles expériences virtuelles, et parfois réelles, tend à devenir une obsession compulsive, poussant ainsi le cyberdépendant à se connecter de plus en plus souvent, pour avoir sa dose de sensations agréables, de messages, d’évasion, de reconnaissance.

Au même titre que n’importe quelle autre forme de dépendance, cette fuite croissante de la réalité permet d’éviter en tout premier lieu de faire face à certaines situations trop confrontantes, douloureuses, à une timidité excessive, etc. …, et pour lesquelles une remise en question de soi s’impose mais n’est pas désiré. Cette forme de repliement sur soi finit par avoir raison des propositions d’activités venant de l’entourage ; l’angoisse de ne pas recevoir un message à temps ou de manquer un rendez-vous via sa messagerie instantanée étant trop forte. La sensation de manque est alors très réelle, l’addiction est installée.

Bien que le cyberdépendant tend à se connecter essentiellement pour combler une sensation de vide dans sa vie au travers d’amitiés virtuelles ou par la quête d’aventures sexuelles, les jeux vidéos, la recherche d’information en tout genre constituent également des objets de dépendance. Quoiqu’il en soit, les activités quotidiennes voir professionnelles s’organisent autour des périodes de connexions dont la durée incontrôlée accentue un disfonctionnement dans de nombreuses sphères de la personne concernée. Le mensonge et les tentatives de cacher les activités en ligne démontrent malgré tout une certaine conscience de la problématique ainsi qu’une honte, voir une culpabilité à agir ainsi. Mais comment s’en sortir ?

Le progrès ayant du bon, dépendamment de l’utilisation que l’on en fait, il convient au cyberdépendant de reconsidérer son niveau de satisfaction dans les différentes sphères de sa vie. C’est en explorant de nouveaux moyens qu’il parviendra progressivement à satisfaire autrement les besoins qu’il tente de combler via Internet. Une auto-observation et une forme de contrôle quant au temps consacré en ligne s’impose. Il sera utile aussi de veiller à modifier ses habitudes de connexion, à changer peut être le lieu où l’ordinateur est installé, à placer une horloge bien en vue ou programmer le radio-réveil pour se limiter à un temps terminée d’utilisation de l’ordinateur.

Redevenir maître de son temps, plutôt que de le subir et tenter de s’en évader par Internet implique aussi de cesser de demeurer dans l’attente d’un message, de finir un jeu vidéo etc. … mais de se reprendre en main en décidant des activités agréables à pratiquer, de découvrir de nouvelles façons de combler ses besoins. L’attente du plaisir virtuel, des messages, de savoir que quelqu’un pense ou non à soi empêche le cyberdépendant de profiter de ce qu’il a dans son présent, et surtout d’avancer dans sa vie pour satisfaire ses autres besoins. Parfois, une démarche de coaching sera nécessaire pour se reconnecter à sa propre vie et mieux profiter de ce qui est déjà là, et qui s’est souvent banalisé.

Et souvenez-vous que le piège particulier que tend Internet à de nombreux utilisateurs est d’avoir tendance à rapprocher les gens éloignés et d’éloigner ceux qui sont proches.