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La PNL s’inspire de thérapies brèves, systémiques, cognitives et comportementales.
Mais que signifie PNL?
> P pour Programmation
À
partir des expériences vécues depuis notre plus tendre
enfance, nous avons créé et enregistré des programmes
complexes pour penser, analyser, ressentir et nous adapter
à notre environnement et aux personnes qui nous entourent.
Propres à chaque personne et à ses expériences, ces
programmes, une fois enregistrés, deviennent rapidement des
automatismes, des habitudes inconscientes. Certains sont
efficaces, d’autres non, et ce sont ces derniers qui
nuisent à la réalisation de nos rêves.
Vous
êtes-vous déjà demandé pourquoi vous vivez toujours le même
genre de situation, pourquoi vous attirez ou êtes attiré(e)
par le même style de partenaire et pourquoi vos relations
ont toutes une fin similaire?
> N
pour Neurologique
Ces
programmes sont codés et enregistrés au niveau des
neurones. De fait, c'est parce que nous possédons un système
nerveux et un système neurologique que nous sommes capables
de percevoir notre environnement, capables de penser, de
ressentir et de nous comporter.
Plusieurs
techniques de changement en PNL sont fondées sur la création,
la réorganisation ou la désactivation de ces programmes de
pensée et de comportement.
> L
pour Linguistique
Nos
programmes mentaux se manifestent à travers notre langage
verbal et non verbal. Notre langage structure et reflète la
façon dont nous pensons et organisons notre modèle du
monde.
Les
présupposés de la PNL
La
PNL, comme toute autre discipline, s'appuie sur un ensemble
de pensées ou d'affirmations sous-jacentes qui constituent
sa philosophie de base. Ce sont en quelque sorte les
fondations de l'édifice, les racines de l'action et du
style de raisonnement. Il importe de bien les comprendre
afin de saisir l'esprit de la PNL, et son éthique.
En
PNL, toutes les interventions du thérapeute reflètent
cette philosophie. Au cours de la formation des thérapeutes
en PNL, ces présupposés finissent par s'organiser en
croyances et sont intégrés. Voici quelques uns des
postulats de la PNL :
La
carte n'est pas le territoire
Chacun
de nous construit sa propre représentation du monde (la
carte) mais celle-ci n’est pas la réalité elle-même (le
territoire). Ainsi, les mots que nous choisissons ne sont
pas les évènements qu’ils représentent.
On
ne peut pas ne pas communiquer
On
ne peut guère y échapper. Voudrait-on ne pas communiquer
avec autrui qu'il faudrait quand même le lui montrer d'une
manière ou d'une autre, donc "communiquer" avec
lui. La communication est à la fois verbale et non-verbale
(gestes, intonations, regards, postures...). En PNL, nous
pensons que la communication non-verbale est plus importante
(93%) que la communication verbale (7%) ! Tout acte de
communication entraîne une réaction chez autrui. Le thérapeute
en PNL se doit d'observer cette réaction et d'en tenir
compte pour la suite des interactions.
Communiquer,
c'est donc influencer. On ne peut pas ne pas influencer
l'autre. Le tout est de savoir dans quel sens on veut
influencer autrui. Croire qu'on peut communiquer avec autrui
sans l'influencer est un leurre. Dès le moment où l'on
sait que l'on ne peut pas ne pas communiquer et par conséquent
ne pas influencer, se pose le problème de l'éthique :
influencer, certes, mais dans quel but ? Selon quelles
normes ? Pratiquer la PNL demande une éthique rigoureuse et
un respect sans faille de l'autre.
Quand
on communique avec autrui, ce ne sont pas les "bonnes
intentions" qui comptent, mais le résultat obtenu,
c’est-à-dire ce que votre interlocuteur a compris. Et
c’est sa réaction qui vous renseigne à ce sujet.
Le
comportement d'une personne n'est pas cette personne
Il
est utile de séparer clairement l'identité des
comportements. Nous ne sommes pas nos comportements.
D'ailleurs, s'il est relativement facile d'aider une
personne à changer son comportement, il est très
difficile, voire impossible, de changer sa nature.
Le
comportement n'est pas l'identité de la personne. Il
convient de distinguer ce que nous faisons de ce que nous
sommes. Bien entendu, affirmer que nous ne sommes pas nos
comportements, ne signifie pas pour autant que nous ne
sommes pas responsables de nos actes...
Quand
un comportement pose problème à une personne, c'est que
celle-ci n'a pas su faire autre chose. De cela découlent
les deux prochains postulats.
Chaque
personne fait le meilleur choix parmi ceux qui lui
paraissent possibles
Autrement
dit, ce que fait une personne reste le meilleur choix
qu'elle ait pu mettre en oeuvre sur le moment, en fonction
du contexte et des objectifs qu'elle veut atteindre. Il sera
alors plus facile, non pas de supprimer ce comportement,
mais de rajouter d'autres choix de comportements.
Plus
on a de choix, mieux c'est.
C’est la loi de la variété requise. En d’autres
termes, cela signifie que plus on a de choix dans une
situation donnée, plus on a la capacité de s’adapter et
de gérer les imprévus. Nos grands-parents ne disaient-ils
pas : « avoir plusieurs cordes à son arc » ?
Un
comportement est toujours sous-tendu par une intention
positive
Tout
comportement est motivé à la source par une intention
positive. Découvrir cette dernière permet d’accéder à
de nouveaux comportements plus appropriés, tout en
respectant le même but recherché.
Toute
personne possède en elle les ressources nécessaires au
changement
C'est
affirmer qu'une personne peut changer, c'est-à-dire qu'elle
en est capable, mais aussi qu'elle dispose des moyens du
changement. Pas question de prétendre que la personne est
incurable, "qu'il n'y a rien à faire" ou
"qu'il est trop tard"...
Les
éléments nécessaires au changement sont présents, le
tout est de savoir comment s'y prendre. Toute personne possède
en elle les ressources nécessaires au changement. Le
changement est un apprentissage.
Ce
que sait faire une personne, une autre personne peut
apprendre à le faire
Ce
présupposé est étroitement lié au précédent. Les
limites n'existent pas dans le monde "réel", mais
dans le modèle du monde de la personne. Le thérapeute ne
change pas le modèle mais l'idée que son patient se fait
du monde.
Il
est donc préférable de se demander comment obtenir quelque
chose que de se demander pourquoi on n'arrive pas à obtenir
ce que l'on veut.
En
PNL, il n'y a pas d'échecs, seulement du "feed-back"
Ce
que l'on nomme habituellement "échec" est à
recadrer en feed-back, c'est-à-dire en occasion d'apprendre
quelque chose. Le feed-back est l'information que je reçois
en retour lorsque je fais quelque chose. Si je n'atteints
pas le but que je me suis fixé, il ne s'agit pas d'un
"échec", cela signifie que j'ai quelque chose à
apprendre de la situation. De même, il n'y a pas de
"bonnes" ou "mauvaises" émotions. Elles
sont agréables ou désagréables, mais toujours utiles.
L'être
humain est toujours plus complexe que les théories qui le décrivent
Les
théories sont à double tranchant car on ne peut se limiter
à réduire une personne à un modèle de pensée, une étiquette,
une maladie.
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